Déclaration du Parti N°004-2017 du CNDD-FDD à l’occasion du 55ème anniversaire de l’Indépendance du Burundi

Il y a 55 ans, des compatriotes intrépides, héroïques et engagés ont mis fin au règne barbare des puissances étrangères et ont proclamé solennellement l’indépendance du Burundi au péril de leur vie.

En conséquence, le pays longtemps assujetti et placé sous tutelle belge a retrouvé sa liberté, devenant ainsi maître de son destin. Cette fierté nationale qu’est l’indépendance visait d’abord à déraciner la zizanie semée par la Belgique dans sa politique divisionniste et sans vision de développement. Le bilan des réalisations du colonisateur belge en termes de projets de développement en dit long sur leurs véritables visées impérialistes.

Malgré cette victoire théoriquement acquise, la dynamique de l’indépendance a toujours été mis à mal par la Belgique et ses commis aux traits locaux, toujours brisés par des tendances ethnistes qui entravaient l’épanouissement de tous les citoyens. Le Burundi a été malmené mais n’a pas succomber face à la tentation.

En effet, à son arrivée, l’Allemagne, en premier, et la Belgique en second ont trouvé un Burundi uni, une nation et un peuple homogène, le Murundi, parlant une même langue, le Kirundi et ayant une même culture.

Mais hélas, leur politique coloniale de « diviser pour régner » fut une épine virale au sein de la société.

D’abord par l’encrage d’une division raciale qui n’existait pas avant. Cela ne pouvait pas tenir dans de telle société mais l’introduction de la discrimination et des inégalités dans la vie sociale a créé des frustrations des uns générant ainsi une fissure qui sera, dans la suite, difficile à réparer. S’il n’y avait pas eu l’introduction des inégalités entre les citoyens, sans nul doute, les tensions ethniques n’auraient pas eu lieu au Burundi.

 

Ensuite par le favoritisme des uns qui engendre des arrogances et des mépris envers les autres. C’est cette inégalité créée qui est à l’origine des tensions inter ethniques nourries par la marginalisation des uns dans la vie nationale. La réforme administrative de 1926 entamée depuis 1923 instituée par la Belgique en est la cristallisation de l’apartheid au Burundi. Non seulement, le peuple burundais souffrait du joug de la colonisation mais pire encore, ce fut une stratégie de renforcer le racisme et la discrimination à travers une pure et simple épuration ethnique dans la vie nationale.

Ce virus inoculé dans la mémoire collective des citoyens burundais présente, même à l’heure actuelle, des séquelles importantes dans la vie du peuple burundais. Il est regrettable de constater que même à ce jour la Belgique continue à entretenir des tensions dans le pays en soutenant financièrement et moralement les détracteurs qui ont fait l’apologie de l’idéologie divisionniste.

Depuis la lutte pour l’indépendance, la Belgique n’a jamais cessé d’entretenir la haine qu’elle a semée. Déjà en 1961, c’est la Belgique qui a lutté contre vents et marées pour engloutir l’idée de l’indépendance en créant le Parti Démocrate-Chrétien ; un parti composé de Burundais corrompus et voués à la cause belge.  Dans la suite, les Burundais patriotes ont pris le taureau par les cornes et ont gagné le pari.

 

Malgré l’indépendance acquise, le Burundi n’a pas connu de répit car la Belgique ne l’a jamais reconnue.

 

Juste au début du mouvement indépendantiste, la Belgique s’est attelé à l’anéantir en commençant par l’assassinat du Prince Louis Rwagasore et ses Collaborateurs au fin de défigurer le Parti d’indépendance, UPRONA, en y intégrant ses acolytes. Malheureusement cet assassinat ignoble a été pris comme un fait banal par la Belgique.

 

A partir de ce moment, elle a instauré le néocolonialisme, nourri des régimes totalitaires et discriminatoires qui régnèrent sur le Burundi des décennies durant.

 

A titre illustratif, dès 1961, année des élections qui ont conduit à l’indépendance, 1965, 1993, 2005, 2010 jusqu’à récemment en 2015, il s’est toujours observé des actes d’anéantissement l’indépendance nationale et la souveraineté du peuple burundais. Celui-ci se rappelle tristement de ces dates mémorielles devant le silence des organisations internationales qui n’ont même pas daigné condamner ces actes ignobles. D’aucun se pose toujours la question de savoir pourquoi l’ONU ne s’est pas inquiétée des massacres indicibles qui se sont perpétrés au Burundi depuis l’indépendance. Il est étrange  de remarquer l’absence d’une quelconque résolution, ne fut ce qu’exprimant l’inquiétude sur les massacres qui ont été perpétrés par des régimes soutenus par la Belgique alors que le Burundi est un Etat membre de cette organisation depuis 1962. Les années ayant marqué la mémoire collective des Burundais sont connues du monde mais rien n’a été fait pour dire « plus jamais ça ».

Il est déplorable que jusqu’à ce jour, la Belgique rêve que d’un Burundi toujours divisé et sans Etat ; en témoigne son soutien indéfectibles aux Burundais malveillant qui se comportent toujours comme des membres du Parti Démocratique Chrétien (PDC) de l’époque de l’indépendance.

En ce jour Anniversaire, l’hommage est rendu à nos vaillants Héros qui ont payé de leur vie leur engagement à lutter pour l’indépendance, la démocratie et la justice sociale.

Le premier Juillet de chaque année est un moment de regret, mais aussi un moment d’introspection pour encore fournir des efforts d’enracinement de cette indépendance incontestablement acquise malgré la résistance d’une main étrangère qui s’observe encore aujourd’hui dans les faits.

Un observateur avisé sait que le leg de la Belgique n’a été que division et discrimination, incitation à la haine ethnique et à la violence ; ce qui ne peut servir de modèle pour les générations futures. C’est un anti-modèle qui ne fait qu’entretenir le sous-développement et bloquer le bien-être des citoyens.

Au point de vue des droits de l’homme, le colonisateur chantait être venu pour civiliser les Burundais. Contrairement à ce que les gens peuvent penser, cette civilisation chantée n’a guère été une réalité, elle fut plutôt la dénaturation de la culture citoyenne, jusqu’à inciter les citoyens à renier leur identité clanique. La mise en place d’un système de gouvernance barbare qui incite même les personnes de faible esprit à se renier parce que leur ethnie est réputée maudite puise ses sources dans la politique de la Belgique. D’aucun peut se demander comment la Belgique, qui a pourtant continué à soutenir et  à financer des régimes sanguinaires issus des coups d’Etat, échoue aujourd’hui à collaborer avec un pouvoir issu de la volonté du peuple. C’est une preuve irréfragable que ces régimes répondaient indéfectiblement à son idéologie raciste et divisionniste.

La Belgique utilise les droits de l’homme comme un rempart pour bafouer les libertés du peuple burundais. Elle devrait reconnaitre que ce peuple a un droit inaliénable, le droit à l’autodétermination. Le Burundi est devenu un seul pays au monde où le peuple se voit refuser le droit de fixer ses lois nationales et sa constitution. Pire encore, la Belgique va jusqu’à ne pas reconnaitre les institutions judiciaires burundaises. C’est la première fois au monde où un peuple peut être condamné collectivement. Pour la Belgique, la présomption d’innocence n’a pas de page dans la gestion des affaires pénales. Au Burundi, une partie du peuple est présumée criminelle pour inciter les autres à être violents contre l’autre partie. Le comble de malheur est que ce sont ceux-là même qui devraient défendre le droit international des droits de l’homme qui font fi de ces principes universels.

Il a été collé sur le dos des membres de la Ligue des Jeunes du CNDD-FDD une étiquète de génocidaire, en les comparant aux Interahamwe du Rwanda en vue de les faire condamner sans preuve évidente.

Les criminels de renom recherchés par la justice burundaise trouvent refuges en Belgique. Cette protection qui n’a rien d’humanitaire n’est qu’une expression pure et simple du sabotage des institutions judiciaires burundaises dans leur lutte contre l’impunité. En finançant les criminels, la Belgique se trahit elle-même dans le chemin de lutte contre le terrorisme.

Au niveau du développement, la Belgique n’a jamais fait preuve de vision de développement au Burundi. Au lieu de jeter les bases solides pour la prospérité du pays, elle n’a fait qu’entretenir des tensions entre les citoyens pour les distraire. Par ailleurs, elle ne pouvait avoir le temps alors que ses préoccupations étaient de constituer une organisation qui perpétrerait  des massacres contre une partie des citoyens. Aujourd’hui même, il est prouvé que pour la Belgique, est soutenu celui qui empreinte la voie de destruction.

Malgré cela, il est ravissant, à ce jour, de voir que les Burundais d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Le monde a évolué et les choses ont changé. Nous nous sommes levés en un seul homme pour combattre l’ennemi qui nous est commun : la pauvreté.

En effet, cinquante-cinq ans après, à la lumière de plusieurs réalisations accomplies par le pouvoir issu du Parti CNDD-FDD depuis 2005 par rapport à ses différents prédécesseurs, c’est une fierté d’avoir prouvé sa capacité face aux nombreux défis socio-économiques auxquels est confronté le quotidien des Burundais.

Aujourd’hui, il est sans équivoque d’appuyer la lettre de notre constitution : « Le Burundi est une République indépendante, souveraine, laïque, démocratique, unitaire et respectant sa diversité ethnique et religieuse ».

Cette intransigeance est imposée par la lutte pour les libertés de tous les burundais car celles-ci ne sont ni un don de la nature, ni un privilège du destin. Ces libertés ont été chèrement acquises par la lutte du peuple depuis les années de l’indépendance.

Ce n’est pas une histoire, c’était hier en 2015. Les Burundais se sont levés  comme un seul homme pour défendre leur liberté. En résistant au coup d’Etat qui a emporté des vies humaines, ils ont fait preuve de leur maturité et qu’ils ne récureront jamais.

Le CNDD-FDD, malheureusement, déplore certains comportements et attitudes de quelques diplomates accrédités au Burundi surtout de la Belgique qui, au lieu de soutenir les efforts du Gouvernement et des ses institutions, enveniment plutôt la situation en tentant de prendre partie.

En imposant les sanctions injustes au Burundi sous l’instigation de l’Union européenne, elle fait montre d’un soucis d’affaiblir le gouvernement au profit des détracteurs. Et pire encore, ces sanctions ne visent que la condamnation d’un peuple à la famine et à la privation des besoins élémentaires de la population. La communauté internationale ne peut pas alors prétendre protéger les droits de l’homme lorsqu’elle utilise contre la population la famine comme méthode d’anéantir le gouvernement du Burundi ; chose qui est même prohibée en temps de guerre (voir article 54 du Protocole I additionnel aux conventions de Genève de 1949).

En menant une campagne de deshumanisation des citoyens fidèles aux autorités burundaises en générale et des membres du CNDD-FDD en particulier par des rapports biaisés, le but n’est autre que d’inciter toute la communauté internationale à se liguer contre le peuple burundais.

En prenant comme témoins les personnes qui ont fui le pays après avoir tué des personnes et incendié des biens de la population et en refusant à la justice burundaise de les juger ne fait que montrer que les criminels burundais sont traités comme des hommes honnêtes sur la scène internationale.

En cherchant à tailler une place pour les putschistes dans le dialogue inter burundais, il est visible que c’est pour légitimer leurs actes et affermir leur choix de déstabilisation de la paix dans le pays et aussi encourager le terrorisme  au Burundi.

En niant le dialogue inclusif mené à l’intérieur du pays avec la participation de tous les citoyens, c’est un signe de dénégation de la souveraineté du peuple burundais.

Tous ces actes, non seulement violent les conventions internationales, mais encore ils montrent que le Burundi est maintenu sous le joug de la colonisation. L’acharnement de l’Union européenne contre l’arrêt de la cour constitutionnelle, contre la volonté des citoyens de réviser la constitution en vue de l’adapter à la situation du moment est un cas qui mérite une attention particulière.

Ainsi, on ne le dira jamais assez, certains représentants des pays étrangers accrédités au Burundi sont instamment priés de cesser de considérer le Burundi comme un pays conquis ou une sorte de jungle où tout est permis.

Le Parti CNDD-FDD, tout en saisissant bien la nécessité et l’utilité des bonnes relations avec les partenaires du Burundi, reconnaît toutefois qu’il y a parmi ces diplomates des amis sincères du Burundi à l’égard desquels le peuple burundais exprime toute sa gratitude pour nous avoir compris et surtout soutenu dans ces moments difficiles.

Ainsi donc, en cette date, le Parti CNDD-FDD voudrait porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit:

  1. Le Burundi est un pays indépendant, souverain et membre des Nations unies à part entière. Pour ce faire, la communauté internationale devrait, dans ses relations avec le Burundi, prendre en compte la lettre de la Charte des Nations Unies qui définit le but de cette institution qui est de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde ».

 

  1. La Belgique a violé et continue de violer la charte des Nations unies surtout le Chapitre XII sur le régime international de tutelle.

En effet, au lieu de favoriser le progrès politique, économique et social des populations des territoires sous tutelle ainsi que le développement de leur instruction, elle a développé la discrimination et semé la haine entre les citoyens tandis que l’éducation allait au sens de ses préférés.

Au lieu d’encourager le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, et développer le sentiment de l’interdépendance des peuples du monde, elle entretient les groupes terroristes qui tuent des populations innocentes sans raison.

 

  1. C’est un constat amer mais vrai, la Belgique entretient la criminalité au Burundi pour cacher les crimes qu’elle a commis au Burundi. Pour cela, le Parti CNDD-FDD demande au Gouvernement de mettre à jour les enquêtes sur, l’assassinat de Prince Louis Rwagasore, Héros de l’Indépendance et les tueries massives commanditées par la Belgique au Burundi afin que justice soit faite aux victimes.

 

  1. Le parti CNDD-FDD déplore l’attitude de certains pays de l’Union européenne qui, en se solidarisant avec la Belgique, continuent à phagocyter le développement du pays et à développer par là-même les violations des droits de l’homme en finançant les groupes terroristes qui sont basés en Belgique afin de les faciliter de perpétrer des assassinats au Burundi.

 

  1. Le parti CNDD-FDD s’inscrit en faux contre la campagne de deshumanisation de la jeunesse burundaise qui a refusé la voie des violences en particulier les membres de la Ligue des jeunes IMBONERAKURE. Nous demandons que cette campagne cesse et que ces jeunes soient traités comme des humains afin de ne pas les pousser à désespérer.

 

  1. Néanmoins, le Parti CNDD-FDD se réjouit de l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays. C’est ainsi qu’il tient à féliciter le Gouvernement de la République Burundi pour sa détermination à lutter contre la criminalité et à promouvoir la justice dans le but de lutter sans relâche contre l’impunité.

 

  1. Le CNDD-FDD salue les résultats du Dialogue inter burundais et sera toujours disposé à contribuer dans la mise en œuvre des recommandations qui en sont issues. Par la même occasion, le CNDD-FDD remercie le facilitateur SE Benjamin William Mkapa pour avoir facilité le dialogue avec les burundais qui étaient à l’extérieur du pays qui a permis à certains d’entre eux de regagner leur patrie. Nous encourageons ceux qui restent de rentrer afin de bâtir ensemble notre mère patrie.

 

  1. Le dialogue étant une culture qui est ancrée dans l’esprit de burundais pour gérer leur avenir, il est essentiel que les questions de l’avenir du pays soient traitées à l’intérieur du pays. Si la facilitation s’avère nécessaire, compte tenu des sujets et de l’objet, elle devrait être sur place au Burundi car les résultats ne s’appliqueront qu’au Burundi.

 

  1. Le Parti CNDD-FDD félicite le gouvernement pour ses efforts de développement et pour la mise en œuvre de son programme politique.

La participation des citoyens dans le développement étant le vecteur du bien-être de tous, le pas déjà franchi présage un bon avenir. C’est pour cette raison que  le Parti CNDD-FDD voudrait voir la décentralisation effective s’accélérer afin que réellement le peuple sente la redistribution de leurs efforts.

 

  • Le Parti CNDD-FDD réitère son attachement aux valeurs universelles de la paix, de la démocratie, de la sécurité de nos concitoyens et à la stabilité de toute la sous-région. Il salue la bravoure des Forces de défense et de sécurité nationales qui ont et continue de se donner, corps et âme, pour libérer le Burundi des usurpateurs, en restant aux côtés du peuple Burundais qui lui est indéfiniment reconnaissant.

 

  • Le Parti CNDD-FDD remercie profondément toutes les forces vives de la nation : les associations   de la société civile et les confessions religieuses et les médias  qui continuent à encadrer la population et à la mobiliser derrière l’action gouvernementale, pour la sauvegarde de l’indépendance.

 

  • Le Parti CNDD-FDD lance un appel pressant à toutes les filles et à tous les fils du Burundi pour une prise de conscience collective et les exhorte à resserrer les rangs, à redoubler d’ardeur au travail, à se mobiliser pour le développement de leurs communautés et à augmenter la production locale.

 

  • Le Parti CNDD-FDD réitère ses félicitations au Gouvernement dirigé par Son Excellence Pierre Nkurunziza qui a pu mettre en place la Commission Vérité Réconciliation (CVR), afin qu’elle fasse la lumière sur tous les crimes qui ont endeuillé le Burundi. Le Parti CNDD-FDD demande que son travail soit accéléré et encourage les Burundais à collaborer pleinement afin de contribuer au rétablissement de la vérité et la réconciliation nationale.

En outre, il salue le travail remarquable de la Commission Nationale des terres et autres biens, qui fait de tout son mieux pour rétablir les Burundais dans leurs droits.

 

  • Dans sa politique d’édifier une Nation exempte de dictature et d’impunité ; un pays prospère dont le peuple, dans l’unité et la solidarité, chemine vers un développement intégral et durable. Le Parti CNDD-FDD réaffirme son engagement à faire asseoir la justice. Tous les criminels, sans distinction doivent être poursuivis, arrêtés et châtiés conformément à la Loi.

 

  • Le parti CNDD-FDD salue le rôle joué par l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et les Accords globaux de cessez-le-feu dans l’édification de la paix et de la réconciliation. Grâce à ces accords, il est indubitable de reconnaître que l’unité des Burundais est une réalité, que la discrimination est bannie et qu’aucun groupe ne peut prétendre a la persécution de l’autre. Ces acquis sont des valeurs à sauvegarder d’autant plus que ce sont des valeurs démocratiques qui sont devenues des piliers de la République.

 

  • Le Parti CNDD-FDD appelle à l’amendement de la Constitution pour l’adapter aux réalités du moment en vue de mieux préparer les élections de 2020. Il salue la tenue de deux séances du café politique de Kayanza, une plateforme qui regroupe toutes les tendances des acteurs socio-politiques dans les perspectives des processus électoraux à venir.

 

  • De ce qui précède, le Parti CNDD-FDD recommande au Peuple Burundais et particulièrement aux Bagumyabangade rester unis, rester solidaire et serein signe de l’existence d’un véritable esprit démocratique pour faire face à ces nouveaux combats, ces nouvelles luttes contre la pauvreté. Tous les citoyens sont appelés à se liguer sans exclusion pour la défense de notre indépendance difficilement acquise et contre tout ce qui la menace.

Il exhorte la jeunesse de ne pas tomber dans les tentations et rester sereine car après la pluie vient le bon temps, de braver toujours les provocations  car la maitrise de soi est une des portes qui conduisent à la victoire.

 

  • Le Parti CNDD FDD demande aux Partis politiques de prêcher la tolérance, la coexistence pacifique et la fraternité entre leurs militants et les partisans d’autres partis et de continuer le franc débat en vue des élections de 2020.

 

  1. Le Parti CNDD-FDD demande à la Communauté internationale, de faire pression aux pays qui hébergent les putschistes et autres criminels recherchés par la justice Burundaise afin qu’ils les arrêtent et les extradent, pour que la justice puisse faire son travail.

 

  • Les Nations Unies devrait appeler à l’ordre certains Etats en l’occurrence le Rwanda et la Belgique et leur signifier que les relations entre les Etats doivent se faire sur une base de respect mutuel, surtout de la non-violation des souverainetés nationales, de coexistence pacifique et de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

 

C’est pourquoi, nous rappelons avec insistance nos partenaires que, selon la Convention  de Vienne sur les Relations Diplomatiques et Consulaires, les interlocuteurs des diplomates dans un pays sont institutionnels et non des entités privées. Et qu’un diplomate ne peut, en aucune manière, se considérer d’une façon ou d’une autre comme acteur ou protagoniste dans un débat de politique intérieure, un privilège qui est seulement réservé aux nationaux.

Dans cette même logique, l’ONU devrait rappeler à l’ordre le Haut-Commissaire aux  Droits de l’Homme afin que cesse la politisation des Droits de l’Homme au Burundi.

 

  • Le Parti CNDD-FDD termine en félicitant encore une fois le Peuple burundais en ce jour de la commémoration du 55eme anniversaire de l’indépendance du Burundi.

 

Rassemblée autour de l’idéal de paix, de démocratie et de la concorde nationale, nous refuserons que de nouveau, la nuit de la dictature et de l’impérialisme tombe encore sur notre pays.

 

Fait à Bujumbura, le 30 juin 2017

 

Evariste NDAYISHIMIYE,

Secrétaire Général.

Author: Nancy Mutoni

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