Discours du Secrétaire Général dans le cadre d’échanges de vues sur l’évolution politique au Burundi

  • Excellences Mesdames, Messieurs les Membres du Conseil des Sages du Parti CNDD-FDD ;
  • Excellences Mesdames, Messieurs les Secrétaires Nationaux du Parti CNDD-FDD ; 
  • Honorables Président du Forum des Partis Politiques Agréés au Burundi ;
  • Excellences Mesdames, Messieurs les Membres du Corps Diplomatiques et Représentant des Organisations Internationales ; 
  • Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province Gitega ;
  • Honorable Secrétaire Provincial du Parti CNDD-FDD à Gitega;
  • Excellence Archevêque du Diocèse de Gitega ;
  • Distingués invités, Tout protocole Observé ;
  • Mesdames, Messieurs ;

 

  1. Cette soirée est exceptionnelle. Je rends grâce à Dieu Tout-Puissant qui a permis que nous soyons réunis ici et surtout pour sa miséricorde et ses bénédictions au cours de l’année dernière 2016 et l’implore pour qu’il guide nos pas tout au long de l’année 2017.
  1. Au nom du Parti Cndd-Fdd que j’ai l’honneur de diriger et au nom de tous les Bagumyabanga, les membres du Parti, je vous souhaite cordialement la bienvenue dans cette belle ville de Gitega et vous remercie pour le sacrifice que vous avez fait en venant jusqu’ici, pour que nous puissions échanger sur l’évolution de la situation socio-politique dans notre pays, le Burundi. Que cette année 2017 qui a déjà commencé soit pour vous un temps de paix, de bonne santé, de prospérité et de joie.

Excellences, Mesdames, Messieurs

  1. Permettez-moi avant tout de vous parler des origines du Parti Cndd-Fdd. En effet, le Parti CNDD-FDD est le « Conseil National pour la Défense de la Démocratie – Forces pour la Défense de la Démocratie, CNDD-FDD en sigle ». C’est un parti qui n’a pas vu le jour comme d’autres Partis Politiques agréés au Burundi qui sont pour la plupart le résultat de la mise en commun des idées de deux, trois ou quelques individus. Le Cndd-Fdd est une création du Peuple Burundais qui a choisi de mettre en route une formation politique en vue de lutter contre l’idéologie de génocide et de la discrimination qui s’étaient enracinée dans notre pays, et de combattre contre les ennemis de la démocratie qui venaient d’assassiner lâchement le 1er Président de la République démocratiquement élu, Son Excellence Melchior NDADAYE le 21 octobre 1993 notre «  Héros de la Démocratie au Burundi».
  1. Depuis son Indépendance, le Burundi a connu des crises politico-ethniques répétitives qui ont affecté tous les secteurs de la vie nationale du pays. On peut citer le cas de l’assassinat du Héros de l’indépendance nationale, le Prince Louis RWAGASORE le 13 octobre 1961, des assassinats ethniquement ciblés de plusieurs Députés démocratiquement élus et du premier ministre Pierre NGENDANDUMWE en 1965, du Génocide de 1972 qui a poussé des centaines de milliers de burundais à se réfugier en République Unie de Tanzanie et ailleurs, sans oublier les massacres de 1988 dans les communes de Ntega et Marangara en Provinces Ngozi et Kirundo et toute l’horreur qui a suivi le Coup d’Etat sanglant de 1993.
  1. Suite à toutes ces crises cycliques qui ont continué à endeuiller notre pays, les Burundais se sont mis ensemble pour traiter de toutes les questions à travers une série de rencontres et débats organisés entre 1988 et 1990 en rapport avec l’unité nationale et d’autres entre 1991 et 1992 sur la démocratisation des institutions républicaines.
  1. C’est ainsi que suite à ce dialogue intensif a été adopté, par référendum le 5 février 1991, la Charte de l’Unité Nationale tandis que le symposium sur la démocratie a culminé par l’adoption de la Constitution de la République du Burundi du 09 mars 1992, également par voie référendaire. Tout ce processus de dialogue ainsi que les résultats positifs ont conduit à l’organisation des élections démocratiques qui ont vu la victoire écrasante du Parti Frodebu et de son Candidat à la Présidentielle, Melchior NDADAYE.
  1. Malheureusement, les ennemis de la démocratie dont un groupe de putschistes ont assassiné le 1er Président démocratiquement élu, Son Excellence Melchior NDADAYE et ses collaborateurs, poussant ainsi tout le peuple au désespoir. Ce comportement ignoble de ces extrémistes a plongé le pays dans le chao : des massacres et lynchages dans presque tous les coins du pays. En conséquence, le Peuple Burundais a pris la décision de mener une résistance contre les attaques ces criminels regroupés au sein des Forces Armées Burundaises. Ils ont créé un mouvement pour la lutte et l’ont appelé le CNDD laquelle lutte se transformera par la suite en Mouvement armé, le CNDD-FDD.
  1. Après une longue période de sacrifice et de lutte pour la restauration de la démocratie au Burundi, les burundais entamèrent un dialogue politique à Arusha en Tanzanie. Cependant, comme la situation devenait de plus en plus chaotique, ce dialogue a été transformé en négociations avec l’appui de la Région et des Nations Unies. Ces négociations, auxquelles ne participait pas le CNDD-FDD, ont abouti à la signature de l’Accord d’Arusha, en 2000, mais la guerre ne s’est pas arrêtée pour autant. Ce n’est qu’en 2003, à l’issue des négociations entre le CNDD-FDD et le Gouvernement de Transition issu de ces Accords d’Arusha, qu’il y a eu Signature d’un Accord Global de Cessez-le-feu entre les deux belligérants. Ces deux Accords ont été reversés dans la Constitution de la République du Burundi, adoptée par référendum en 2005.
  1. Après la signature de cet Accord Global de Cessez-le-Feu, le mouvement CNDD-FDD a été enregistré comme Parti Politique au Burundi. Sa devise est « Justice – Démocratie – Développement ». Il est doté des organes centraux et de trois ligues à savoir « la Ligue des Femmes», la Ligue des Vétérans et la Ligue des Jeunes, « IMBONERAKURE » qui sont tous des jeunes membres du Parti CNDD-FDD âgés de 18 à 35 ans.

Ici nous devons souligner que chaque ligue a été créée en vue de donner une réponse appropriée aux problèmes particuliers pour chaque catégorie de personnes.

Ainsi, la question de prise en compte de l’intégration genre, par exemple, est étudiée par les femmes elles-mêmes. Les problèmes lies à la jeunesse sont traités par les jeunes, dans leur cadre approprié. Il en est de même pour la vie des démobilisés de l’ancienne armée régulière et des anciens mouvements armés.

La création des ligues affiliées aux partis politiques est un signe de grande culture démocratique au sein des formations politiques, car cela donne plus de chance à des groupes distincts d’exercer librement et pleinement leurs droits politiques.

En effet, l’UPRONA compte en son sein des organisations des Femmes UFB et des jeunes JRR. Le FRODEBU compte aussi en son sein la GEDEBU comme organisation des jeunes, pour n’en citer que cela.

Excellence Mesdames et Messiers,

  1. Le CNDD-FDD œuvre pour la lutte contre l’impunité, la consolidation de la démocratie et le développement du pays. Depuis qu’il est aux commandes, le CNDD-FDD a contribué pour la mise en œuvre de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi. L’objectif principal était de jeter les bases permettant la mise en place des mécanismes de la lutte contre la discrimination et la prévention du génocide, le rétablissement de l’Etat de droit en prévenant les régimes issus des coups d’Etat, la réconciliation nationale et le développement du pays. C’est dans ce cadre que nous avons réussi à intégrer les combattants de sept Partis et mouvements politiques armés et à initier des réformes nécessaires pour la réconciliation nationale. Il s’agit des reformes institutionnelles et légales instaurées par l’Accord d’Arusha.
  1. En ce jour, nous nous réjouissons par le fait que l’unité du peuple burundais et la cohésion sont devenues une réalité, les corps de défense et de sécurité sont devenus réellement républicaines et œuvrent pour l’intérêt de tous les citoyens. En outre, le retour de la démocratie a permis la mise en place des institutions démocratiques qui répondent aux aspirations du peuple par le fait qu’elles sont issues de sa volonté. En peu de mots, nous affirmons sans risque de nous tromper que le génocide ne peut pas avoir lieu au Burundi car il n’a été laissé aucune faille qui puisse permettre ni sa préparation ni sa mise en œuvre.

En effet, les institutions sont composées de manière que ceux qui y prennent partie proviennent des tendances et des ethnies diverses. En plus, les corps de défense et de sécurité ont en leur sein toutes les composantes de la population burundaise et œuvrent dans l’intérêt de tous.

Dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la réconciliation nationale, les crimes du passé sont en train d’être traités par la Commission Vérité et Réconciliation tandis que la justice a entamé des reformes permettant l’accroissement de sa neutralité dans le traitement des dossiers.

Nous pouvons aussi noter que dans le cadre de la réconciliation nationale, la stratégie efficace a été la création d’un intérêt commun à tous les citoyens. C’est dans ce cadre qu’il été initié des travaux communautaires pour le développement. Le produit de ces travaux devient un intérêt commun sur lequel tout le monde converge, ce qui crée un esprit de solidarité entre burundais.

Excellence, mesdames et Messiers,

  1. Le CNDD-FDD est un appui du gouvernement dans la mobilisation de la population au travail pour le développement du pays. A ce jour nous nous réjouissons que les régimes issus de Coups d’Etat n’ont plus de place dans notre pays, que la discrimination est bannie et que le génocide n’a plus de possibilité d’être. Certes que des détracteurs égoïstes ne manquent pas. Ils vont essayer de diviser les citoyens mais ils seront toujours voués à l’échec. Ils vont essayer d’orchestrer des crimes organisés mais les desseins resteront vains.

Excellences Mesdames, Messiers,

  1. Malgré le travail sans relâche, des défis ne manquent pas. Il s’agit de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Ce sont ces questions qui créent souvent des divergences entre les leaders politiques et qui conduisent souvent à des dérapages. Mais face à ces dérapages, la culture de dialogue a toujours résolu beaucoup de questions.

En effet, si ce n’était pas le dialogue continu, l’Accord d’Arusha serait resté lettre morte. Même dans la suite du processus de consolidation de la paix, c’est le dialogue qui a fait évoluer les choses.

Rappelons que ce qui s’est passé en 2015 dans le sillage du processus électoral n’était pas nouveau. La contestation de la volonté du peuple, l’appel au boycott, les assassinats ciblés, la perturbation de l’ordre public par des actes de terrorisme qui consistent à lancer des grenades dans des lieux publics et la propagation des rumeurs pour terroriser la population ont été d’une certaine mesure mis en œuvre en 2010. Mais le dialogue a toujours été le leitmotiv pour ramener le Burundi sur la voie de la stabilité.

En 2010, alors que certains politiciens étaient dans une démarche de négation de la volonté du peuple, le Gouvernement du Burundi, en collaboration avec le Bureau des Nations Unis au Burundi (BNUB), a initié en 2013, un dialogue interburundais réunissant tous les intervenants au processus électoral. Un cadre de dialogue fut mis sur pied de 2007 à 2009 suivi par la mise en place du Forum Permanent des Partis politiques. C’était dans le but de bien se préparer aux élections libres, démocratiques, transparentes et inclusives de 2015.

  1. Les fruits de ce dialogue sont multiples dans tous les domaines de la vie du pays. Nous pouvons citer entre autres :

1°La mise en place du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte Contre la Pauvreté (CSLP) 1ère et 2ème génération ;

2°La Vision Burundi 2025 ;

3°La Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption adoptée par le Gouvernement du Burundi le 11 octobre 2011;

4°La Stratégie Nationale de Sécurité Elaborée par le Conseil National de Sécurité et adoptée en juin 2013 ;

5°Les mécanismes de Justice Transitionnelle qui ont permis la mise en place de la Commission Vérité Réconciliation ;

6°La résolution pacifique des conflits fonciers par la mise en place de la Commission Nationale des Terres et Autres Biens et la création de la Cour Spéciale des Terres et Autres Biens;

7°Les états généraux de la Justice, de l’Education, de la Presse et de la Société Civile ;

8°L’élaboration et l’adoption du Programme de Formation Patriotique en 2013.

 

  1. Le dialogue s’est poursuivi surtout dans le domaine politique en vue, toujours, de préparer les élections de 2015. Et c’est le Ministère de l’Intérieur qui pilotait ce dialogue au nom du Gouvernement Burundais, en collaboration bien évidemment avec le BNUB.
  1. Ce dialogue politique a abouti à des résultats très positifs pour le processus électoral de 2015. Il s’agit notamment de :

1°La Feuille de route vers les Elections de 2015 qui a guidé les différents intervenants dans le processus électoral de 2015 dans le strict respect de la Constitution de la République, de la loi sur les partis politiques et du Code Electoral ;

2°La mise sur pied de 13 Principes Généraux pour la bonne conduite des élections de 2015. Ces derniers ont été validés en date du 09 juin 2014 et signé le 20 mai 2014 par le Gouvernement représenté par le Ministère de l’Intérieur, la CENI, le BNUB et les représentants de tous les partis politiques agréés au Burundi ;

3°Ce dialogue qui a été opérationnalisé par des réunions, des séminaires ou des ateliers et trois évaluations consécutives de la Feuille de Route regroupant tous les intervenants dans le processus électoral, a abouti à la mise en place d’un Code Electoral consensuel qui a été approuvé par tout le monde et promulguée le 3 juin 2014 ;

4°La Charte de Non-Violence pour les élections de 2015 qui a été signée le 9 mars 2015 par tous les intervenants dans le processus électoral.

 

  1. Malheureusement, une semaine avant l’enrôlement électoral de 2015 certains acteurs des partis de l’opposition, et quelques activistes de la société civile ont commencé à saboter le processus électoral en violant non seulement le Code Electoral, la loi sur les partis politiques, la loi sur les manifestations et réunions publiques, la loi sur les Associations sans but lucratif (ASBL), mais aussi tous les engagements qu’ils avaient signés, en l’occurrence la Feuille de route, les 13 principes généraux pour la bonne conduite des élections de 2015 et la Charte de Non-Violence.
  1. Ces derniers ont continué à perturber la paix et la sécurité en appelant le peuple à l’insurrection générale qui a conduit à la tentative de Coup d’Etat du 13 mai 2015.

Sur ce sujet, certains sont amenés à croire que le coup d’Etat était fondé alors que non.

En effet, le coup d’Etat a été perpétré contre des institutions démocratique ment élues en 2010.

  1. Signalons ici que le motif non-fondé avancé de 3ème Mandat a été tranché par la Cour Constitutionnelle du Burundi, seule habilitée à trancher en cas de désaccord dans l’interprétation de la Constitution. Et, ce fût d’ailleurs le même constat fait par la Cour de Justice de la Communauté Est Africaine.
  1. En outre, même si ces politiciens se sont retirés du processus électoral, leurs partisans ont passé outre l’appel au boycott des élections leur lancé en décidant d’aller voter en faveur de leurs Partis politiques ou de leurs candidats respectifs; ce qui démontre la maturité des burundais en matière de démocratie.
  1. Il y a lieu de signaler que lors des différentes réunions organisées par le Ministre de l’intérieur et de la Formation Patriotique à l’endroit des Partis politiques et des Administratifs dans tout le pays, tous les participants à tous les niveaux ont réclamé l’organisation d’un dialogue inclusif qui toucherait toutes les couches de la population et ceci dans tout le pays.
  1. C’est dans cette perspective que le Gouvernement Burundais a décidé de mettre en place une Commission Nationale de Dialogue Interburundais « CNDI » chargée de piloter le dialogue entre les Burundais, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Cela est d’une importance capitale dans la mesure où les élections sont terminées, les institutions ont été mises en places et ce qui reste est que tous les burundais se mettent ensemble, s’expriment et échangent sur les questions de paix et de sécurité ainsi que les questions socioéconomiques.
  1. Le rapport contenant les différentes contributions du Peuple Burundais sera présenté par cette Commission au cours du mois d’avril 2017. Signalons ici que le résultat de ce dialogue inclusif sera pris en compte dans l’amendement de la Constitution de la République du Burundi.

 

Excellences, Mesdames, Messieurs ;                                                            

  1. L’année 2016 a été caractérisée par des perturbations sécuritaires et humanitaires dans le monde entier et le Burundi n’en a pas été épargné. En effet, on a observé des problèmes politiques en Afrique, l’intensification des guerres au Proche et Moyen-Orient, des famines et des inondations, des sécheresses et des feux de brousse, des incendies et des séismes, ainsi qu’au flux des migrants en direction de l’Occident aux allures exceptionnelles, pour ne citer que ceux-là.
  1. Malgré ces multiples chocs sentis ici et là, les différents peuples du monde en général, et surtout celui du Burundi en particulier, n’ont pas laissé place au désespoir, confirmant encore une fois les capacités innées de l’homme, en l’occurrence l’endurance et la recherche de la survie.
  1. Pour ce qui est du Burundi, vous avez eu le temps de suivre de près l’évolution de la situation sécuritaire de notre pays. Vous aurez remarqué que le début et la fin de l’année 2016 ont été tout à fait différents en matière de sécurité. La paix et la sécurité étant un souci constant ici comme ailleurs, nous ne ménagerons aucun effort pour appuyer le Gouvernement en vue de faire mieux qu’en 2016, pour préserver la paix et la sécurité, qui sont une réalité, même si des défis ne manquent pas comme partout ailleurs.

 

Excellences, Mesdames, Messieurs ;

  1. En tant que Parti ayant gagné les élections de 2015, le Parti CNDD-FDD soutient ce processus de dialogue inter burundais initié par le Gouvernement non seulement à l’intérieur du Pays, mais aussi à l’extérieur du Pays, tout en soutenant sans réserve la Facilitation de S. E. Benjamin MKAPA. Dans cette perspective, nous vous demandons de continuer à appuyer le Gouvernement de la République du Burundi dans son processus de dialogue, tout en respectant sa souveraineté nationale.

 

Excellences, Mesdames, Messieurs ;

  1. Nul n’ignore que la démocratie est « le Gouvernement du Peuple par le Peuple et pour le Peuple». C’est dans cet ordre que le Parti CNDD-FDD souhaite que toutes les doléances exprimées par le Peuple Burundais lors du processus du dialogue interburundais soient respectées par les décideurs. C’est d’ailleurs dans cette perspective que le Gouvernement de la République du Burundi a déjà analysé un projet de décret portant Création, Mandat, Composition, Organisation et Fonctionnement de la Commission Nationale Chargée de Proposer le Projet d’amendement de la Constitution de la République du Burundi.
  1. En réalité, le Parti Cndd-Fdd estime que personne ne devrait s’inquiéter outre mesure de la révision de la constitution. Elle émane avant tout des propositions d’acteurs politiques, en 2013, lors du dialogue de Kayanza. Elle est aussi soutenue par le dialogue interburundais et les responsables des partis politiques, et c’est un processus d’amendement qui doit être le plus transparent que possible. En plus de l’obligation d’intégrer les doléances exprimées par les différentes couches sociales lors dialogue Interburundais tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Pays, certaines dispositions de la Constitution de la République du Burundi doivent être actualisées et harmonisées avec les lois et les conventions que la République du Burundi a ratifiées, et surtout avec celles qui régissent l’intégration régionale au sein de la Communauté Est Africaine.

 

Excellences, Mesdames, Messieurs ;

  1. Le Parti CNDD-FDD souhaite que l’année 2017 soit une année de retour au pays natal pour nos compatriotes qui ont fui le Burundi. Comme nous l’avons précédemment souligné, la paix et la sécurité sont une réalité au Burundi. C’est pourquoi le Gouvernement et la Population Burundaise sont prêts à les accueillir et à cheminer avec eux dans la préparation des élections de 2020, car, c’est bel et bien le moment.
  1. Je profite de cette agréable soirée pour remercier tous les Burundais qui ont pris LEUR courage à deux mains et qui sont rentrés malgré les rumeurs persistantes, accablantes et décourageantes répandues par les ennemis de la paix. Nous vous demandons, Excellences Mesdames et Messieurs les Diplomates ici présents d’appuyer le Gouvernement de la République du Burundi dans le processus de rapatrier tous les Burundais en exile.
  1. Malgré les efforts fournis par le Parti CNDD-FDD et le Gouvernement de la République du Burundi en vue améliorer et de renforcer nos relations diplomatiques qui se poursuivent normalement, force est de constater la persistance de quelques incompréhensions et appréhensions qui sont nées dans le sillage du processus électoral de 2015, avec des répercutions qui persistent malheureusement jusqu’à l’heure actuelle, allant jusqu’à causer une détérioration des relations bilatérales de notre pays avec certains pays et organisations.
  1. Concrètement, il y a des Organisations, des Médias et des personnes se disant experts, qui n’ont rien ménagé pour ternir l’image du Burundi par le biais des rapports diffamatoires et calomnieux ainsi qu’à travers des montages grotesques, tous convergeant vers une manœuvre de changement de régime par des méthodes antidémocratiques ayant des conséquences fâcheuses sur la vie de la Nation burundaise.
  1. En guise d’exemple, au cours de l’année 2016, des familles innocentes ont été endeuillées par des gens qui ont fait du terrorisme leur stratégie, des gens qui ont décidé que les Burundais devaient périr pour mettre la pression sur le Gouvernement de la République du Burundi et ainsi parachever le Coup d’Etat manqué du 13 mai 2015.

 

Excellences, Mesdames, Messieurs ;

  1. Aujourd’hui, les commanditaires de ces actes de terrorisme, confortés par la complaisance, sinon la complicité de certains pays, narguent les institutions judiciaires du pays. Que cette année soit un nouveau départ en matière de lutte antiterroriste, un nouveau départ dans nos choix qui doivent être plus responsables. Nous trouvons absurde, hypocrite, paradoxal et utopique, la déclamation d’une littérature antiterroriste et pro démocratique au moment où dans les coulisses, des appuis multiformes ne cessent d’être octroyés aux fauteurs des troubles qui sèment la zizanie et la discorde dans le monde, au détriment des gouvernements responsables engagés bec et ongles à en découdre avec le terrorisme, et à assoir un Etat de droit. Promouvoir l’impunité ne fera jamais reculer le terrorisme. C’est pourquoi nous vous demandons, Excellences Mesdames et Messieurs les Diplomates et Leaders Politiques, d’appuyer le Gouvernement de la République du Burundi dans la lutte contre l’impunité dans notre pays.
  1. Excellences Mesdames, Messieurs les diplomates, le Parti CNDD-FDD vous encourage de continuer à vous conformer aux instruments internationaux qui régissent les relations internationales. Et quant à nous les Responsables des Partis Politiques agréés au Burundi, sachons que chaque autorité politique ne devrait pas se limiter seulement à garantir la sécurité aux citoyens. Nous devrions faire de nous-mêmes de véritables promoteurs et artisans de la paix en pensées, en paroles et en action. La paix n’est jamais définitivement acquise. Elle est toujours à construire, elle doit être un souci constant et doit revêtir un cachet inclusif.

 

Excellences, Mesdames, Messieurs ;

  1. Nous venons de vous brosser la situation telle que nous la vivons mais il nous revient de parler aussi de défis. Les défis majeurs sont d’abord de régler le contentieux du passé. Notre passé est un démon qui dort et qui réveille la mémoire collective des Burundais. Aussi longtemps que ces défis existeront, il y aura un déficit moral des victimes des crimes du passé et celles-ci sont nombreuses. C’est pour cette raison que je voudrais exhorter tous les burundais à soutenir la Commission Vérité et Réconciliation pour qu’elle atteigne au plus vite son objectif.

En plus, nous avons le défi de la pauvreté. On dit que « Ventre affamé n’a point d’oreille ». C’est pour cela que le CNDD-FDD a pris la mesure de mobiliser toute la population au travail pour qu’à terme, chaque bouche ait de quoi mettre sous la dent. Cette année a été baptisée au sein du CNDD-FDD « année une de développement ». Nous sommes convaincus que si le peuple burundais se levait en un seul homme pour lutter contre la pauvreté, ce défi sera surmonté. Ainsi, nous voudrions faire appel à votre soutien tant moral que matériel dans ce travail. Si on réussi ce pari, le défi de sécurité sera aussi surmonté.

Un autre problème auquel nous devrons trouver une solution est l’assise des valeurs de la démocratie, des droits de l’homme et de la consolidation de l’Etat de droit. C’est un travail continu qui appel la participation de tous.

Quand nous tournons le regard vers d’où nous venons, il est encourageant de voir que les choses ont évolué dans ce sens. Nous savons que tout n’est pas parfait mais nous exhortons tout le monde à soutenir le gouvernement dans ce cadre.

 

Excellence Mesdames, Messiers

  1. Avant de conclure mon propos, au nom du Parti CNDD-FDD, permettez-moi de réitérer mes sincères remerciements à vous tous, ici présents, aux pays et aux partis politiques que vous représentez, pour la façon dont vous contribuez régulièrement à soutenir l’indépendance et la souveraineté du Burundi d’une part, et au développement de notre cher Pays d’autre part. Nous vous exhortons à poursuivre cette action combien louable. Pour sa part, le Parti CNDD-FDD sera toujours disponible pour collaborer avec tous ceux qui s’engagent à mettre fin à tout acte susceptible de perturber l’ordre public et qui apportent soutien et espérance aux populations, pour mettre améliorer leurs conditions de vie.

 

Vive le Parti CNDD-FDD !

Vive la Coopération entre les peuples du monde !

Author: admin

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