Le Burundi connaitra toujours de problèmes aussi longtemps qu’il a certains politiciens qui pensent comme Rufyikiri Isidore

7981212-12416281-v=1435928195Ceux qui ont écouté la radio voix d’Amérique, hier le 2 juillet 2015 et dans la matinée du 3 juillet 2015 sur la même radio ont entendu un discours très désagréablement surprenant de la part de Rufyikiri Isidore dans lequel il a fait l’apologie de la division ethnique  dans ce pays. C’était  pendant les échanges avec Aimé Pascal et un Rwandais du nom de Muhire sur la situation qui prévaut au Burundi.

En effet, ça a été pour la nème fois que les Burundais se sont fait rabattre les oreilles par des discours divisionnistes, mais hier, il a été  mis un accent particulier sur certains arguments pour résoudre les questions de l’heure.
A Arusha, il a été utilisé des arguments comme quoi il y avait un roi des Bahutu qui devrait réfléchir en lieu et place de toute l’ethnie  Hutu en face d’un représentant Tutsi qui devrait parler au nom de toute l’ethnie Tutsi. C’est dommage que l’ethnie Twa n’était représentée par personne. Il faut alors comprendre qu’un tel esprit dominant les négociations d’Arusha ne pouvait aboutir que sur les problèmes politiques dont souffre le pays.

L’on peut dire sans risque de se tromper que même ceux qui ont échafaudé des voies de sortie pour résoudre de façon durable la problématique politique burundaise se sont contentés des mécanismes artificiels conduisant le pays à un pouvoir démocratique alors qu’en réalité ils n’y croyaient pas du tout. Ce que les participants recherchaient à Arusha réellement,  mais que les uns les autres  n’ont pas pu atteindre, c’était parvenir à un système de gouvernement où une ethnie défend uniquement ses intérêts comme Rufyikiri Isidore vient de le déclarer clairement dans son intervention à la voix d’Amérique. Une telle position dit adieu à l’unité nationale, à la réconciliation nationale, au développement et vise à  la destruction du  pays.
Lorsque ce pseudo politicien déclare que des gens de son ethnie se retrouvant ou ayant adhéré au parti CNDD-FDD sont des gens qui se sont vendus et que par conséquent il estime  qu’ils ne représentent plus les intérêts de son ethnie, c’est la honte de la part de celui qui se dit politicien. Il n’est en rien diffèrent ou peut-être il serait parmi les plus fervents du courant de pensée de ceux qui croyaient en la création de deux territoires burundais où chaque ethnie occuperait une partie. Encore une fois,  ses malheureuses idées excluaient l’ethnie Twa.
Une telle vision politique ne donne aucune place à la démocratie de la part de ceux qui la soutiennent, mais que malheureusement une certaine opinion internationale continue à soutenir.
Au moment où tous les pays du monde ventent les bienfaits de la démocratie et que la communauté internationale a émis des principes à suivre dans la mise en œuvre de ce système de gouvernement à savoir : des dirigeants élus par le peuple et pour le peuple à travers un  processus électoral libre, transparent, inclusif et paisible, les tenants de ces idées anti-démocratiques ne cessent de déclarer sur les antennes de certains médias que le calendrier électoral pour les élections de 2015 doit être repoussé afin que le pays tombe en vide institutionnel.
Devant un tel contexte, les amis de la démocratie ont beau parler pour défendre les acquis démocratiques au Burundi mais les antidémocrates ne les entendent pas de cette oreille puisque ce n’est pas leur affaire. Et pour le dire clairement, ils affirment qu’ils veulent la transition et pas les élections. Comme dit ci-haut, le mécanisme d’accès à cette transition passerait par des négociations semblables à Arusha II auxquelles ils n’ont jamais crues et ne croiront jamais car l’accord d’Arusha n’a pas divisé le pays en deux alors que c’est ce qu’ils souhaitaient.
Il est impensable qu’au 21e Siècle un groupe de politiciens du pays disent tout haut qu’ils ne veulent pas les élections démocratiques sur base du principe « un homme et une voix »  parce qu’un tel mécanisme leur priverait  les prérogatives de dicter au peuple ce qu’ils veulent comme dans les anciens pouvoirs auxquels ont participé la plupart d’entre eux.
Le parti CNDD-FDD finit par comprendre que la communauté internationale a été piégée par un petit groupe de politiciens Burundais en l’entrainant à renier les valeurs démocratiques qu’elle prône pour soutenir des idées excessivement divisionnistes qui ne feraient que plonger le pays dans le chaos total à l’instar des pays comme la Lybie, la Syrie, la République Centre Africaine, etc. Il revient alors aux pro-démocrates de défendre les acquis démocratiques et les élections de 2015  jusqu’à la toute dernière goutte de leur sang.

Author: Willy

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